Georges -Moustaki- n'a pas pu faire mieux pour eux. Son âme délicate
ne pouvait blasphémer contre celui que tout Juif qu'il était (ou plutôt
parce que vrai Juif mosaïque) il avait le sentiment d'être le Rédempteur.
A l'époque ou il semblait incontournable dans le show-biz d’écorcher
la religion chrétienne, de blasphémer contre le Dieu-Trinité, Georges Moustaki n’a pu leur offrir que ce Joseph (c’est
son homonyme) une chanson d’une tendresse inexplicable, presque surnaturelle,
qui fait monter des larmes aux yeux.
Au moment où les prêtres communistes – ceux dont Serge Lama se
plaignait que le Capital de Marx est leur nouveau missel -enseignaient aux
jeunes âmes « Le Chiffon rouge » comme cantique la
tendre et respectueuse compassion de « Joseph » a dû leur sembler
trop pieuse. Eux qui s’alliaient au corps enseignant pour enlever toute idée de
foi dans les jeunes cœurs.
Des paroles si belles une mélodie si douce font de cette chanson l’une
des plus touchantes qui soient. Je me souviens que ma dévotion à Saint Joseph a
commencé avec elle. Les voies du Seigneur sont impénétrables. Je souhaite qu’elle
obtienne à l’âme de Georges –de Giuseppe Mustacchi- la miséricorde de Dieu, à
travers les intercessions conjointes de la Sainte Vierge et de Saint Joseph.